Terre d’Avenir (Avril 2013)

On octobre 22, 2013

Alfred Castet dit « Alfredus » : couleurs Caraïbes

Le jeune artiste, 30 ans tout juste, peint pour voyager et voyage pour peindre, le surf étant dans sa vie, aussi complémentaire que la peinture.
Arrivé en Guadeloupe dès l’âge de six mois, il y a fait toute sa scolarité. Sur le trajet de l’école, fasciné par l’expression artistique de l’Art de rue et son originalité, il s’initie, moyennant un passage par cette école atypique, aux bases du maniement de la bombe aérosol auprès des pionniers de la scène Street-art guadeloupéenne… Il s’échappe ensuite quelques années sur l’hexagone afin de poursuivre son apprentissage dans l’Ecole de Communication Visuelle de bordeaux. Puis en Australie, question d’ouvrir grands les yeux sur le monde, sur un autre continent, une nouvelle culture.
En 2006, il créé sa micro-entreprise et se lance en tant qu’intervenant artistique. Il peint des fresques, des toiles, le plus souvent en « live » lors de soirées promotionnelles. Puis s’expose en 2009 à la Galerie IMAGIN’ART de Sainte-Rose, et prend part dans la foulée au Pool Art Fair de Guadeloupe.

Vivre l’instant présent
Côté technique, il varie selon le choix du style représenté : « je mixe l’usage de la bombe, de la peinture à l’huile au couteau, au pinceau, l’usage des pochoirs, tout ce qui est bon pour me permettre de traduire mes intentions de l’œuvre ». Il qualifie lui-même sa peinture de « subjective », et ne revendique rien en particulier, sinon « protéger, observer et représenter mon environnement sous la forme qui me semble la plus spontanée et la plus proche de mes sentiments ». Sensible aux couleurs de son île, à sa culture, à ses regards, à son métissage, il mêle aussi à tout cela son amour pour la mer et le surf. La vague est donc souvent suggérée dans son travail, elle est pour lui un symbole, tout comme la vague musicale ; c’est un moment de faveur pour vivre l’instant présent. « Lorsque l’on surfe sur une vague, on ne se demande pas où elle commence ni où elle se termine, on vit, on apprécie juste le moment présent ».
Son avenir ? Exporter son travail au-delà de la Caraïbe : « Je veux continuer à trouver mon équilibre dans l’aventure, la recherche de nouvelles expériences, de nouvelles sensations (fortes). Puis de canaliser toute cette énergie positive au travers de mes créations ».

Marianne Aimar

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